Une glacière au Barry

Oliver Collins a entrepris de restaurer une glacière sise au Barry.
Un gros travail pour la découverte d’un élément rare du patrimoine local

Dans le quartier du Barry, on se demandait depuis bien longtemps ce que pouvait être ce trou de 4,5 m de profondeur et de 4 m de large au sommet, situé dans un jardin d’une maison rue du Castellas !

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Sur la glacière. Frédéric Vassal

C’est ce qu’ont découvert Oliver et Alison Collins il y a 17 ans quand ils se sont installés par hasard dans la maison concernée.
Issus du Royaume uni, ils sont tous deux francophiles, Oliver ayant déjà passé toutes ses vacances d’enfant dans le Lubéron et ayant habité à Genève jusqu’à l’âge de 16 ans.
Cette découverte a fait écho. Par hasard, Oliver avait reçu de sa mère un an avant son arrivée un livre sur les glacières au Royaume-Uni. Tout s’est éclairé…
Ce n’est pas un puits, d’ailleurs il a une forme de thermos, plus large au milieu qu’en bas.

 Investi dans la vie associative et culturelle locale avec Alison, président de l’association Rebourdélis (amis du Castellas et du Barry) il a été décidé de la remettre en état il y a 3 ans, suite aux journées du patrimoine.
Oliver précise : «  Il semblerait qu’elle ait été construite avant 1789, attenante au château du XVe siècle dont il ne reste plus qu’une tour au Barry. Elle servait à stocker de la glace ou de la neige, surtout pour conserver les aliments en été, peut être aussi pour faire des sorbets ! ».

Les travaux commencés il y a 3 mois ont constitué à décaisser, réaliser un coffrage et réparer le dôme supérieur endommagé, quasi fini aujourd’hui.
Il restera a remettre en état son fond avec des dalles de grès, vérifier que le drain d’écoulement de l’eau soit bien viable

la-structure-qui-supporte-le-plancher-du-coffrage_1268107_667x333La structure qui supporte le plancher du coffrage. Oliver Collins

« J’espère que tout sera fini au printemps, rajoute Oliver, et qu’un jour avec toutes les bonnes volontés, on pourra la remplir à nouveau de glace, avec une claie en sarments au fond, puis une alternance de glace et de paille. »

Le coffrage. Oliver Collins

C’est qu’il en faut de la glace ! On suppose qu’à l’époque, elle pouvait venir du Mont Aigoual, à dos d’âne, en hiver, dans des sacs de jute remplis de paille. Mais il est fort possible  qu’on se soit servi de plaques de glace tirées de la Lergue ou de l’Hérault, peut être avec l’aide du « petit âge glaciaire » qui dura du XVe au XIXe siècle.

la-glaciere-devant-la-tour-de-l-ancien-chateau_1268108_667x333La glacière devant la tour de l’ancien château. Frédéric Vassal

La glacière était remplie par le haut mais on allait chercher la glace par un sas latéral avec 2 à 3 portes isolées par de la paille.

le-dome-de-la-glaciere-commence-a-etre-pose_1268113_667x333Le dôme de la glacière commence à être posé. Oliver Collins

Ça donnera l’occasion à Oliver de s’atteler plus tard  à de nouveaux travaux, avec des amis de Rebourdélis  et Philippe qui travaille avec lui, pour le plaisir de faire connaître et découvrir une partie du mode de vie et des talents des très anciens montpeyrousiens !

Rendez vous aux prochaines journées du patrimoine!

Midi Libre 18/01/2015
Frédéric Vassal
Email : correspondantML@gmx.fr
Tél : 06 86 72 84 37
Agence : Montpellier

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