Au stand du château Coupe Roses comme au domaine Ollier-Taillefer, de curieux autocollants interpellent les visiteurs. Aux couleurs de la région, les Vinifilles exhibent fièrement leur logo. Pourtant, il n’y a pas de stand estampillé à leur nom à Vinisud : « On n’est pas un groupement de vente de vin mais une association de femmes vigneronnes qui font leur vin comme elles l’entendent », revendique Pascal Rivière, la présidente.


Pétillante, légère et franchement marrante, la gérante du domaine la Jasse-Castel, à Montpeyroux, est intarissable sur les intentions qui les animent. Quand elle ne s’interrompt pas pour saluer une connaissance ou coller ses autocollants sur les sacs de ses amis.

« Ici, on ne parle pas des Vinifilles pour vendre nos produits, confie Pascale  Rivière . Le but, c’est de défendre notre vision du vin avec nos voix de femmes. » Et ça, « ça met de l’ambiance dans le vin » , admet, en souriant, le père de l’une de ces vigneronnes . Pascale Rivière, qui s’est fendue dimanche soir d’une formule mordante (« Belle et rebelle, c’est mieux que moche et remoche ! ») n’a pas froid aux yeux. Et surtout pas quand elle apostrophe Raymond Couderc de passage dans les allées du salon : « Je vous ai écrit pour vous demander des sous mais vous êtes resté sourd ! » Tant pis pour lui, il aura droit à son autocollant Vinifilles sur le sac !

Midi Libre Édition du mercredi 24 février 2010